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Et après on nous demande pendant plus d'un mois de ne pas sortir ni faire du sport …
Mouais. AMHA, je ne pense pas que nous devenions tous obèse pour avoir fait moins de sport pendant un mois ; par-ailleurs, c'est encore un article au titre mensonger et généralisant, qui dit l'inverse dans le corps du texte, et dont la suspicion annoncée en introduciton porte sur une étude américaine (!) menée sur... 24 personnes. Youhou, l'échantillon de folie.
« Les résultats d’une petite série américaine sur 24 patients hospitalisés en unités de soins intensifs pour Covid, publiés dans le New England Journal of Medicine le 30 mars, suggèrent que le risque de décès augmente avec la corpulence, poursuit le professeur Ziegler. Ce qui est frappant, dans cette étude, c’est que la mortalité atteint 70 % chez les malades dont l’IMC est supérieur à 35, contre 30 % chez ceux avec un IMC inférieur à 35. »
Alors soyons sérieux, pas la peine d'avoir fait polytechnique pour savoir que l'obésité entraine un risque accru de maladies cardio-vasculaire, de troubles respiratoires chroniques, etc.
Et quand je dis que l'article dis le contraire de ce qu'il prétend affirmer, voici ce qu'on peut lire 4 paragraphes plus bas :
ces dernières années, plusieurs études ont suggéré que la courbe de survie en réanimation serait meilleure chez les sujets obèses, car ils ont une réserve métabolique qui leur permet de mieux résister à la dénutrition que les personnes de poids normal.
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Au nom du pluralisme, taisez-vous !
par Acrimed, lundi 6 avril 2020
Une déclaration d’Acrimed qui invite les économistes à gages, les chroniqueurs et les éditocrates qui depuis trente ans chantent les louanges du libéralisme, à se taire au nom du pluralisme comme de la décence la plus élémentaire.
Voilà trente ans que les libéraux occupent tout l’espace médiatique, chantent les louanges de la mondialisation heureuse, de l’Europe des marchés, et de la baisse des déficits publics.
Trente années que ces zélateurs zélés du capitalisme nous abreuvent de doctrines libérales qui causent les crises, détruisent les emplois et bouleversent le climat.
Trente années qu’ils braillent contre les dépenses de l’État, appellent à réduire son périmètre, enjoignent d’alléger la pression fiscale, acclament la concurrence et roucoulent dès que l’on réduit le nombre de fonctionnaires.
Trente années qu’ils accompagnent la casse du droit du travail, qu’ils se félicitent des dividendes offerts aux actionnaires, prêchent inlassablement le « mérite » des riches et des rentiers. Trente années qu’ils accablent les travailleurs et les plus démunis, les « tire-au-flanc » et les « privilégiés » dans leurs médias gavés de subventions publiques.
Trente années que ces spécialistes de la pensée jetable se trompent sur tout. Qu’ils célèbrent la finance triomphante à la veille de la crise des subprimes. Qu’ils vantent la « solidarité européenne » quand sont imposées des coupes drastiques aux pays en difficulté. Qu’ils applaudissent, malgré la crise climatique, le capitalisme et le consumérisme effréné dans leurs médias saturés de publicités.
Trente années que les économistes à gages – qui cachetonnent dans les conseils d’administration des grandes entreprises du CAC40 – les chroniqueurs libéraux ou les simples éditocrates cadenassent la parole et monopolisent des plateaux faits par eux et pour eux.
De « l’État obèse » et « boursouflé » fustigé par Laurent Joffrin dans les années 1980 à la « suppression de la cinquième semaine de congés payés » prônée par Christophe Barbier en 2011, en passant par « la mondialisation heureuse » appelée de ses vœux par Alain Minc à la veille des années 2000, ils ont asséné tant de fois le même discours, le même message, qu’il est connu de tous, et par cœur : « Vive l’individualisme et le marché » ; « À bas la solidarité et la puissance publique » !
Aujourd’hui, en pleine crise sanitaire, certains retournent (une nouvelle fois) leur veste : c’est l’État tant honni qui est appelé à la rescousse. Mais alors que le système de santé est à bout de souffle du fait des politiques libérales et des coupes budgétaires, alors que des vies sont en jeu, que penser des sommations à la « baisse des dépenses de santé » d’Éric Le Boucher ? Que penser des prophéties de Nicolas Bouzou en 2014, selon lesquelles « dans 10 ans, nous aurons deux fois trop de lits d’hôpitaux » ? Que penser des cris d’orfraie d’Agnès Verdier-Molinié contre « le taux d’absentéisme très élevé qu’il y a dans nos hôpitaux publics » ? Que penser enfin, en pleine crise du Covid-19, des railleries d’Yves Calvi contre « la pleurniche permanente hospitalière » (12 mars 2020) ?
Aujourd’hui plus que jamais, après ces trente années de captation de l’antenne, il est temps qu’ils se taisent.
Au nom du pluralisme comme au nom de la décence la plus élémentaire, nous demandons à Jacques Attali, Ruth Elkrief, Dominique Seux, Axel de Tarlé, Alain Minc, Jean Quatremer, Christine Ockrent, Jean-Michel Aphatie, Nicolas Baverez, Alain Duhamel, Christophe Barbier, Brice Couturier, Jacques Julliard, Franz-Olivier Giesbert, Arnaud Leparmentier, Éric Le Boucher, Nicolas Beytout, Yves de Kerdel, Élie Cohen, Christian de Boissieu, Raphaël Enthoven, François Lenglet, Daniel Cohen, Patrick Artus, Christian Menanteau, Éric Brunet, Yves Calvi, Laurent Joffrin, David Pujadas, Yves Thréard, François de Closets, Pascal Perri, Nicolas Doze, Jean-Marc Sylvestre, Nicolas Bouzou, Jean-Hervé Lorenzi, Olivier Truchot, Dominique Reynié, Philippe Dessertine, Agnès Verdier-Molinié et consorts, de ne plus prendre la parole dans les médias pendant trente ans.
Nous demandons également aux médias qui les emploient ou qui les invitent – et a fortiori les médias du secteur public – d’en profiter pour laisser la place, et faire entendre d’autres voix (qui ne soient pas leurs clones) pendant trente ans.
Dans trente ans, alors, on pourra débattre à armes égales.
Acrimed
Post-scriptum : Nous ne doutons pas que le Conseil supérieur de l’audiovisuel veillera à ce que le pluralisme soit ainsi strictement respecté.
Annexe (non exhaustive) : (Plus de) trente ans de fulgurances pro-marché
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1984, Serge July et Laurent Joffrin : « Comme ces vieilles forteresses [...], la masse grisâtre de l’État français ressemble de plus en plus à un château fort inutile. La vie est ailleurs, elle sourd de la crise, par l’entreprise, par l’initiative, par la communication. » (Hors série de Libération)
-
1991, Nicolas Beytout : « Pas de baisse d’impôts, mais des transferts ; pas de diminution des dépenses ni de remise en cause de certaines fonctions de l’État ; pas d’aide sectorielle massive ni de privatisation réelle. La France fait toujours bande à part, incapable de choisir, comme le dit Michel Albert, entre "capitalisme rhénan" et "capitalisme néo-américain". » (Les Échos).
-
1992, François de Closets : « Bien gérer, c’est dépenser moins ou produire mieux. Indifféremment. Or les deux phénomènes sont liés. L’accroissement des budgets et des effectifs s’oppose à l’amélioration du service car elle permet de ne jamais procéder aux réformes de fond. » (Le Débat)
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1996, Élie Cohen : « La politique monétaire est tellement importante qu’il faut la faire échapper au processus politique démocratique classique. » (La Tentation hexagonale, Fayard)
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1997, Alain Minc : « La mondialisation est à l’économie ce que l’air est à l’individu ou la pomme à la gravitation universelle. » (Le JDD)
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1998, Daniel Cohn-Bendit : « Je suis pour le capitalisme et l’économie de marché. » (Une envie de politique, La Découverte)
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1998, Christine Ockrent : « Les patrons en France ont mauvaise presse. On les entend à peine dans le débat public. Cette frilosité des grands patrons à s’exprimer sur des sujets d’intérêt général constitue une vraie carence de la démocratie. » (Les Grands patrons, Plon)
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1999, Laurent Joffrin : « Décidément, définitivement, la France a choisi la modernité. Ainsi, il ne s’agit plus de se battre pour ou contre l’Europe : l’Europe est faite ; pour ou contre la mondialisation : elle est inéluctable ; pour ou contre la flexibilité : il y en a un bon usage ; pour ou contre l’économie de marché : elle est là et personne ne songe plus à la remplacer, y compris à l’extrême-gauche. » (Le Nouvel Observateur)
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1999, Jacques Attali : « La libéralisation des échanges est une nécessité. Elle doit se poursuivre. » (Capital)
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2000, Philippe Val : « Il ne peut y avoir de démocratie sans marché. » (Charlie Hebdo)
-
2000, Le Monde : « La France adopte enfin la loi sur la concurrence dans l’électricité. »
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2002, Arnaud Leparmentier : « Depuis vingt ans, les États européens ont fait le mauvais choix. Ils n’ont guère augmenté leurs dépenses régaliennes — police, justice, armée, dépenses administratives — [...] En revanche, l’État social (santé, retraites, allocations familiale, chômage, aide au logement, RMI) ne cesse de progresser. » (Le Monde)
-
2003, Jean-Marie Colombani : « Nous devons souscrire d’autant plus naturellement à l’économie de marché que nous jouons chaque jour notre vie. » (Acteurs de l’économie)
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2003, Alain Duhamel : « C’était [...] une erreur et une facilité de continuer comme on l’a fait le recrutement des fonctionnaires. Là, il y a à mon avis une bastille à prendre. Les statuts de 1945 sont des anachronismes qu’il faut évidemment modifier. » (Le Point)
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2003, Daniel Cohen : « Une fois avalées quelques dernières pilules amères, comme l’ouverture du capital d’EDF, la France aura accompli le gros de l’adaptation à l’Europe et au monde qui empoisonne sa vie depuis vingt ans. » (Le Monde)
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2005, Jean-Marc Sylvestre : « [Le libéralisme est] le meilleur système. La guerre économique fait moins de victime que les guerres militaires ou religieuses. » (VSD)
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2005, Patrick Artus : « Ce qu’il faudrait aujourd’hui pour entamer vraiment la réforme de l’État, c’est une rupture, un choc. Cela passerait par la remise en cause globale du statut de la fonction publique et la disparition des corps de métiers par ministères. » (Challenges).
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2006, Jean-Michel Aphatie : « La France se retrouve aujourd’hui lourde de 4,7 millions de fonctionnaires, record d’Europe, du monde et de l’Univers, pour la stratosphère seule Pluton fait mieux. » (Blog RTL)
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2006, Nicolas Baverez : « Il y a quatre leviers simples à actionner : fiscalité simplifiée, libéralisation du marché du travail, réforme de l’Etat, réorientation de la protection sociale vers l’activité. » (L’Express)
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2007, Bernard-Henri Lévy : « À force de ne pas assumer ce qu’elle est, à savoir une gauche de gouvernement - responsable, moderne, libérale, compatible avec l’économie de marché -, la gauche est aujourd’hui gagnée par une nouvelle tentation totalitaire » (Le Parisien)
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2008, Jean-Michel Aphatie : « Ce grand corps étatique apparaît mou et flasque, entretenu dans son ankylose par un discours syndical égalitariste, maintenu dans un mal être par un pouvoir incapable de réguler son fonctionnement » (Blog RTL)
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2008, Élie Cohen : « L’État doit revoir les dépenses publiques en réduisant le nombre de fonctionnaires. » (Le Nouvel Observateur)
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2009, Raphaël Enthoven : « Pour le meilleur et le pire, l’économie de marché est la dot de la démocratie dont l’égoïsme individuel est paradoxalement à la fois le pire ennemi et la meilleure garantie. » (La Tribune)
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2011, Yves Calvi : « Le seul enjeu de 2012 ne doit-il pas être la réduction de la dette française et les moyens proposés pour y arriver ? » (C dans l’air, France 5)
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2012, Éric Brunet : « Je défends l’idée, âprement, et vous savez que j’y suis attaché, que l’État devrait dépenser moins avant de penser à augmenter nos impôts. D’abord, des économies ! Et des vraies économies ! Des vraies économies mesdames, messieurs ! » (RMC)
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2012, Axel de Tarlé : « Nous voulons la retraite à 60 ans ? Très bien, mais alors il faut "arbitrer", comme on dit. Il faut faire des économies ailleurs, sur les dépenses de santé, d’éducation, de chômage… » (Le JDD)
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2012, François Lenglet : « Il faut évidemment couper dans les dépenses publiques, parfois très violemment. Mais le plus important est de rétablir la compétitivité, qui elle-même provoque la croissance et donc fait fondre la dette. » (Qui va payer la crise ?, Fayard)
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2012, Christophe Barbier : « Il ne s’agit pas de dépenser moins, il s’agit de dépenser beaucoup moins, et vite. Des augmentations promises pour diverses allocations aux 60 000 postes prévus dans l’Éducation, la liste de ce qui n’est pas raisonnable est fort longue. » (L’Express)
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2013, Ivan Rioufol : « Derrière la défense du "modèle social" se dissimule l’incapacité du pouvoir à admettre la faillite de l’État-mamma. Elle oblige à réduire les aides et les redistributions. [...] L’État est-il si riche et efficace pour se permettre le grand jeu ? » (Le Figaro)
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2013, Axel de Tarlé : « L’austérité, ça paye. […] Les pays d’Europe du Sud ont engagé des réformes douloureuses, avec baisse de salaires et mesures de flexibilité. [...] Les résultats de cette cure commencent à se faire sentir. Tous ces pays sont en train de regagner en compétitivité. […] La recette allemande, qui prône l’effort, fonctionne : il suffisait de perdre quelques kilos pour courir plus vite ! » (Le JDD)
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2013, Dominique Seux : « Les dépenses publiques, si rien n’est fait, seront en 2014, pour la première fois, les plus élevées des 27 pays européens [...]. À ce niveau, ce n’est plus de l’aspirine, c’est de la morphine, c’est-à-dire une drogue. » (Les Échos)
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2014, Philippe Dessertine : « Le Président de la République s’y est engagé : d’ici à 2017, les dépenses publiques doivent maigrir [...]. Quel programme admirable dans un pays où la réponse à tout problème se traduit par un accroissement du déficit, où la moindre réforme réelle c’est-à-dire avec diminution des crédits, se termine dans la rue. »
-
2014, Agnès Verdier-Molinié : « Il ne faut pas dire : "Dans l’éducation on ne fera pas d’économie, sur la question du chômage on ne fera pas d’économie, ou sur les départements on ne fera pas d’économie". Il faut que tout le monde participe à l’effort d’économies. » (BFM-TV)
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2015, David Pujadas : « Jean-Paul [Chapel], petite question complémentaire : est-ce que [la réforme] va alléger ceci : le fameux code du travail avec ses près d’un kilo et demi ? » (JT France 2)
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2015, Yves Thréard : « Vivement 2017 ! […] L’heure sera alors venue de remercier [François Hollande] – au sens figuré, bien sûr – pour exiger une tout autre politique, marquée du sceau de la responsabilité. Baisse des dépenses publiques, amaigrissement de la fonction publique, simplification du Code du travail, révision de la fiscalité, reconstruction de l’école ».
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2015, Ruth Elkrief : « Si les réformes de l’Eurogroupe ne sont pas faites, alors on crée la dette de demain, et donc on ne règle rien, on continue à creuser cette dette pour les cinquante prochaines années. » (BFM-TV, à propos de la Grèce)
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2015, C dans l’air : « Parmi les dossiers les plus brûlants, la refonte d’un mastodonte, devenu tabou à gauche : le code du travail et ses 3 600 pages, 11 000 articles… à écrémer d’urgence. »
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2017, Pascal Perri : « La bonne formule est finalement d’enrichir les producteurs car eux seuls peuvent ensuite répartir la richesse produite : ils payent des impôts, ils investissent et ils créent des emplois. Pour dire les choses plus simplement, seule une vraie politique de l’offre permet de redistribuer la richesse. » (Les Échos)
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2017, Franz-Olivier Giesbert : « Si le libéralisme de la Chine reste à prouver, ce n’est pas vraiment le cas du communisme d’une France où 5,6 millions de personnes travaillent dans le secteur public, soit 20 % au moins de l’emploi dans notre pays. [...] Je n’oserai parler d’embrigadement idéologique mais force est de constater que la France est un pays où l’on apprend, dès la petite enfance, que tous nos ennuis viennent de l’ultralibéralisme, souvent qualifié de "sauvage". » (La Revue des deux mondes)
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2018, Raphaël Enthoven : « Aucune doctrine n’est moins comprise que le libéralisme, en France. La haine qu’il inspire est à la mesure de l’inculture qui sévit. » (Causeur)
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2018, Nicolas Doze : « Rétablir l’ISF se comprend politiquement, mais n’est pas défendable économiquement. [...] Un pays pauvre est d’abord un pays qui n’a plus de riches. » (BFM-TV)
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2018, Gaëtan de Capèle : « La France continue, seule en Europe, sa course d’escargots. De la grande offensive contre les dépenses publiques, personne n’a encore vu la couleur. » (Le Figaro)
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2019, François Lenglet : « Quand la santé est gratuite, la demande est illimitée ! On trouve des gens qui n’ont rien à faire aux urgences mais qui viennent car c’est gratuit. » (LCI)
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2019, Éric Le Boucher : « Les grèves à l’hôpital ou celle du 5 décembre portent, une fois encore, sur "l’insuffisance des moyens". Avec 56 % du PIB, la France est au premier rang de dépenses publiques. Ce "pognon de dingue", comme dit M. Macron, est amassé chaque année par des prélèvements croissants aux dépens de la compétitivité du pays. Qui peut imaginer sérieusement qu’il est souhaitable et possible de poursuivre indéfiniment dans cette voie ? » (Les Échos)
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2019, Nicolas Beytout : « Dommage [que le gouvernement] n’ait pas profité de ce moment de générosité pour exiger en retour [des hôpitaux] quelques mesures fortes de réorganisation et de chasse aux dépenses inutiles, dans un secteur qui en compte tant. » (L’Opinion)
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2019, Brice Couturier : « Il faut à présent s’attaquer aux principaux facteurs de blocage de notre économie : les innombrables incitations à travailler moins et à profiter plus que comporte un système social obèse, au bord de la paralysie. » (Le Figaro)
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2020, Bernard Guetta : « Le néo-libéralisme n’a certainement pas eu que des torts. Il a sorti des centaines de millions de personnes de la misère absolue [...]. » (Le Point)
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2020, Nicolas Bouzou : « Nous avons fait le choix de mettre l’économie en sommeil pour protéger la santé des individus. Donc c’est le capitalisme qui se met au service de la santé des gens. Le débat absolu après la crise, ce sera la croissance. Le seul moyen de solvabiliser nos finances publiques, ce sera la croissance. Et la croissance à court terme, ce sera de travailler plus. » (CNews)
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Santé
Lorraine | Santé Coronavirus : le bilan très positif d’un praticien lorrain qui prescrit la chloroquine
De son propre chef, et malgré l’opposition de plusieurs de ses confères, un praticien hospitalier lorrain suit depuis une semaine le protocole du médecin marseillais Raoult. « C’est ça ou rien », insiste ce docteur qui n’a, depuis, à déplorer aucune aggravation chez ses patients. Mieux, estimée comme perdue, une malade est déjà rentrée chez elle et un autre s’est remis en vingt-quatre heures.
Par Philippe MARQUE - Hier à 07:01 | mis à jour à 12:34 - Temps de lecture : 4 min
3| | Vu 76708 fois
Le Plaquénil est le seul médicament dérivé de l’hydroxychloroquine vendu en France. Photo ER /Alexandre MARCHI
Il avoue ne pas trop comprendre la frilosité de ses confrères. Et encore moins le débat sans fin autour de ce que tout le monde appelle le « protocole Raoult ». « C’est ça ou rien, de toute façon. L’autre traitement ne marche pas dans tout ce qui est viral puisqu’on donne de l’antibiothérapie banale et pas un antiviral », insiste au bout du fil ce praticien hospitalier lorrain. Il préfère garder l’anonymat tant les réactions autour du sujet sont vives et passionnées.
Mais depuis une semaine, de son propre chef, il prescrit la méthode Raoult. Soit trois comprimés par jour pendant dix jours de Plaquénil, le seul médicament dérivé de l’hydroxychloroquine vendu en France, associé à un comprimé par jour pendant cinq jours d’Azithromycine, un antibiotique. Un électrocardiogramme est pratiqué au jour 0 et un autre au jour 2.
Ni décès ni mauvaise évolution
Le bilan est plus que positif : « J’ai utilisé ce protocole sur une dizaine de patients hospitalisés, qui ont donc un Covid-19 déjà relativement inquiétant, et je n’ai eu ni décès ni aucune évolution vers un stade grave nécessitant une réanimation. » Le praticien cite notamment le cas d’une femme de 91 ans : « Tout le monde la disait perdue et elle s’est remise en trois jours. Elle est rentrée chez elle vendredi. Un autre malade de 54 ans, qui risquait la réanimation, a été transformé en moins de 24 heures. » Grâce au protocole Raoult, vraiment ? « En données observationnelles, je ne peux qu’en faire le constat. Depuis qu’on a commencé, le nombre de décès s’effondre », soupire le médecin.
« Absence de dangerosité »
Il ne connaissait pas Didier Raoult et n’est donc pas un de ses disciples. Mais il s’est renseigné : « C’est un grand de l’infectiologie mondiale. Une sommité. Son discours scientifique est implacable. » Cardiologue de formation, il connaît en revanche très bien le Plaquénil : « Il a été prescrit à un milliard de personnes. Sa seule dangerosité concerne des troubles du rythme cardiaque. Dans toute ma carrière, je n’ai jamais été embêté avec lui, même si on peut se demander si, en présence du Covid-19, il peut avoir des effets secondaires potentialisés. »
Rien ne prouve pour l’instant l’efficacité de ce traitement. « Mais rien ne prouve non plus son inefficacité. Face à l’absence de dangerosité, j’ai préféré m’y mettre plutôt que de me dire dans quinze jours que j’ai perdu beaucoup de temps », ajoute ce praticien qui, depuis le début de la crise, s’est porté volontaire pour ne s’occuper que du coronavirus.
Des journées jusqu’à 9 morts
Il regrette juste de n’avoir aucun cadre pour appliquer ce protocole : « C’est une décision personnelle. Un tiers de mes confrères y sont opposés formellement, dont les pharmaciens, qui font porter toute la responsabilité au prescripteur. Je peux les comprendre car ils ne voient que les études, et pas les malades. Moi, j’ai eu des journées jusqu’à neuf morts. Des gens qui disparaissent seuls, sans famille. Deux confrères qui y étaient opposés ont changé d’avis après s’être soignés avec cette méthode. » Il dit aussi comprendre l’opposition des réanimateurs : « À leur stade, c’est trop tard. C’est un traitement à appliquer au début de la maladie. »
Il s’étonne enfin de la manière dont est mené l’essai clinique européen Discovery : « La chloroquine est testée avec un autre antibiotique que l’azithromycine. C’est stupéfiant ! Par ailleurs, je suis surpris de voir qu’on teste encore le Kaletra, qui a fait l’objet d’une étude chinoise négative et à qui on prête des effets secondaires majeurs, notamment rénaux. » Et le praticien de prévenir : « À la fin, il y aura des règlements de compte politiques et médicaux. »
L’utilisation du traitement a été réglementée par un décret paru le 26 mars au Journal officiel. Photo AFP
Ce que dit le décret du 26 mars
La prescription de chloroquine couplée à un antibiotique de type lopinavir/ritonavir est encadrée par un décret paru au Journal officiel le 26 mars. En dehors des essais cliniques, ce traitement ne peut être utilisé que sous la responsabilité d’un médecin dans les établissements de santé relevant du ministre de la Défense. Ce n’est pas le cas de l’hôpital dans lequel travaille le praticien lorrain qui témoigne dans nos colonnes. Hors hôpitaux, le traitement ne peut être dispensé par les pharmacies d’officine que dans le cadre d’une prescription initiale émanant exclusivement de spécialistes en rhumatologie, médecine interne, dermatologie, néphrologie, neurologie ou pédiatrie ou dans le cadre d’un renouvellement de prescription émanant de tout médecin.
Santé Coronavirus
3 commentaires
Cerri Lya
06.04.2020 | 19h15
SIGNALER
Pour ma part je trouve cet article remarquablement écrit, tout y est, même le projet Discovery bidon ! Le médecin a parfaitement de droit de garder l'anonymat tant qu'il sauve des vies. A ceux qui critiquent, vous n'êtes certainement pas dans le milieu médical, ou obligés d'aller risquer votre vie tous les jours, mais confortablement assis dans votre fauteuil....si vous viviez ça d'un peu plus près peut-être que...Et bien sûr que le chocolat (Noir) c'est bon pour la santé (Potassium) c'est aussi un excellent anti dépresseur :) Bon confinement !
Cécile Bour
06.04.2020 | 13h59
SIGNALER
Niveau zéro du journalisme. Comme le "sondage" du Parisien, pour savoir si la population est majoritairement pour ou contre l'administration du Plaquénil, ou encore l' "avis" de Mr Estrosi dans les médias. Zéro enquête, zéro vérification, un "témoignage" anonyme bien sûr. .... Perso je soigne tous les rhumes au chocolat, et aucun de mes patients n'en est décédé, comme quoi le chocolat permet de soigner les rhumes... Tant que "l'information" journalistique sera de ce niveau là, il n'y a plus rien à espérer en matière de réflexion inteligente des foules. On va rester au niveau des croyances médiévales, et le journalisme d'aujourd'hui y contribue sacrément. Pendant ce temps, des alerteurs sont inaudibles, pas interrogés, leurs opinions soigneusement non relayées. La controverse sur les dépistages par exemple est un autre pitoyable exemple de ce que ces médias relaient, surtout ne relaient pas, entraînant des catastrophes de santé publique.
Michele L
06.04.2020 | 10h18
SIGNALER
Un témoignage anonyme ça ne sert à rien. Ça peut bien être l'invention de un mythomane à l'appareil (Raoult est vu comme un nouveau Jésus par certains...). Le journaliste Philippe MARQUE comme a-t-il verifié? Je ne peux pas croire que des médecins avec des patients qui meurent, et un collègue qui peut lui montrer que ses patients vont mieux en 24 heures, soient "frileux": cela me sonne comme une invention de un mito ou, -pire- du journaliste. On a besoin de gestes de courage et surtout pas de fausses espoires! Les infos soit sont vérifiables, soit c'est inutile. Merci.
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Non, la grippe n'a pas tué 10 000 personnes l'an dernier en France (et il n'y a pas de bonne raison de vouloir la comparer au covid-19) - Re: Le Hollandais Volant
Non, la grippe n'a pas tué 10 000 personnes l'an dernier en France - Re: Le Hollandais Volant
Merci Timo pour cet instant philosophie de comptoir basé sur l'incontournable référence scientifque qu'est le site secouchermoinsbete, mais revoyons un peu tout ça un peu plus en détails.
431 morts de grippe de moyenne d'après le centre d’épidémiologie sur les causes médicales de décès qui a compté les certificat de décès où la cause du décès est la grippe. (c'est une mesure, c'est une moyenne)
un peu plus 9000 morts imputables à la grippe c'est l'estimation moyenne de la surmortalité annuelle de l’agence nationale Santé Publique France (c'est une estimation, c'est une moyenne, c'est rapporter à l'année une période de 3 mois, c'est de surmortalité qu'il est question)
La même agence indique1:
- 9900 morts liées à la grippe pour l'hiver 2018-2019
- 13000 morts liées à la grippe pour l'hiver 2017-2018
- 14348 morts liées à la grippe pour l'hiver 2016-2017
- 167 morts liées à la grippe pour l'hiver 2015-2016
La méthode de calcul pour obtenir ces chiffres: l'agence évalue le nombre de décès sur un échantillon de 3 000 communes représentant 80 % de la population et l’extrapole sur l’ensemble de la population française, ensuite elle calcule le nombre de décès supplémentaires à ce qui était attendu à travers des données statistiques et à partir de ce chiffre elle estime une proportion qui serait liée à la grippe (on en profitera pour rappeler cette étude parue dans the lancet qui démontre que nos méthodes de calcul du nombre de morts liées à la grippe sont dépassées et sous-estiment la réalité2.)
on a aussi le chiffre de 18.300 morts pour l’hiver 2014-2015 qui correspond à l’excès de mortalité observé, incluant donc les morts de la grippe mais pas seulement. (c'est une observation, ça ne différencie pas la grippe du reste).
Et que fait on des 2500 personnes qui ne sont pas mortes de la grippe grace à la vaccination ? on les compte dans la mortalité ou pas ? (c'est aussi une estimation, c'est aussi une moyenne).
La disparité entre la mesure basée sur le comptage des certificats et les chiffres estimés vient du fait que les morts imputables à la grippe sont souvent indirectes, comme une surinfection bactérienne ou des conditions de santé préexistantes liée au mode de vie ou à l'âge par exemple.
La réalité c'est qu'on ne sait pas combien de personnes meurent de la grippe tout simplement parce qu'on n'est pas en capacité de le mesurer.
On pourrait se poser la question de pourquoi prendre le chiffres de l'année dernière plutôt que celui de 2015-2016 ou que celui de 1918-1919 (estimé à 200 000 morts en France), mais on va plutôt se poser la question de pourquoi vouloir utiliser la grippe comme point de comparaison avec le covid-19 ? À part pour mettre en avant une opinion préétablie, cette comparaison ne fait aucun sens.
On dispose d'un outil adapté avec la surmortalité saisonnière, c'est ça qu'on devrait utiliser si on veut être un peu rigoureux et avoir un peu de précision. C'est d'ailleurs ce qui est utilisé chaque année pour la grippe, et c'est aussi cette mesure qu'on utilise pour évaluer l'impact du covid-193.
on pourrait aussi prendre en compte que dans le nombre de morts imputées au covid-19 une bonne portion sont en réalité imputables à la manière dont le gouvernement a géré la situation avec pour conséquence une surmortalité significative qui était évitable, et à 30 ans de politique qui ont pour ainsi dire détruit l'hôpital public et le service de santé en France.
J'en profite pour rappeler que prendre le nombre de morts comme unique échelle de mesure c'est sans doute la solution de facilité mais ça n'est pas un choix ni très judicieux ni pertinent car il occulte plus qu'il ne révèle. exemple avec la polio ou la maladie de lyme.
La CNIL a donc estimé que le dispositif de reconnaissance faciale installé à l’entrée de deux lycées de la région PACA était illicite au regard du RGPD. La situation provoque la fureur des élus locaux.
Application destiné à la police vendu également aux riches particulier
"Récemment, cette firme a annoncé avoir été victime d’une fuite de données, des hackers ayant réussi à récupérer la liste de ses clients qui, rappelons-le, n’est censée comporter que des forces de l’ordre. Mais d’après des documents consultés par plusieurs médias, cette liste est bien plus large que précédemment dit."
"Dans une émission YouTube (à partir de 14:30), c’est l’acteur Ashton Kutcher, désormais investisseur dans la tech, qui décrit une application qui ressemble étrangement à celle de Clearview. “J'ai une application dans mon téléphone en ce moment, qui est comme une application bêta, expliquait-il. C'est une app de reconnaissance faciale et je peux prendre le visage de n'importe qui ici et trouver exactement qui vous êtes, sur quels comptes Internet vous êtes, etc. C'est terrifiant.” "
https://youtu.be/nNhYqLbsAGk
Extraits (l'article entier fait 4 pages) :
« À la demande d’Emmanuel Macron, la Caisse des dépôts travaille à un plan pour l’hôpital public. Mediapart en révèle le contenu. Au lieu de défendre l’intérêt général, il vise à accélérer la marchandisation de la santé et sa privatisation rampante. »
« Ce document est le révélateur très net des orientations actuelles en matière de réformes de la santé : nécessité de faire plus de place au privé ; croyance forte dans l’innovation numérique comme solution au double enjeu de la qualité des soins et de la contrainte financière ; responsabilisation et individualisation face au risque. Les quatre points généraux du document ne sont qu’un coup de tampon aux stratégies édictées depuis plusieurs années. Loin de remettre en cause les orientations délétères des réformes conduites depuis plus de vingt ans, ils conduisent à accélérer la casse de l’hôpital public. Ce document n’est pas seulement la marque d’une volonté d’étendre l’emprise du privé au sein de l’hôpital public, il traduit la conception technophile, néolibérale et paternaliste qu’une grande partie des acteurs administratifs et des responsables politiques ont de la santé. »
En parlant des Partenariats Public Privé (PPP) :
« Chaque fois ou presque, les mêmes critiques resurgissent : des contrats opaques et mal ficelés qui donnent tout pouvoir au privé, des surcoûts non contrôlés, un endettement massif à des taux beaucoup plus élevés que si la puissance publique avait assuré elle-même le financement et sur un très long terme, une surcharge financière qui ôte toute marge de manœuvre aux hôpitaux. Sans que le bénéfice du recours au privé n’apparaisse à un moment ou à un autre.
Alors que les expériences passées démontrent l’inefficacité, voire la nocivité de ce type de contrat pour le secteur hospitalier, pourquoi la Banque des territoires propose-t-elle de les remettre en cour ? »
"Un récent rapport de la Cour des comptes européenne publié en mars 2018 montre [...]. Après avoir examiné de nombreux contrats de partenariat privé-public passés dans toute l’Europe, celle-ci a constaté un « manque considérable d’efficience, qui s’est traduit par des retards de construction et par une forte augmentation des coûts », une opacité comptable qui compromet « la transparence et l’optimisation des ressources », une inadaptation de ces contrats de long terme à suivre « l’évolution rapide des technologies ». Sa première recommandation est qu’en l’état du droit et de la pratique, il faut cesser de recourir aux partenariats public-privé, tant que tous les problèmes juridiques et financiers n’auront pas été résolus, compte tenu des « avantages limités » de ces PPP. "
« Alors que l’ensemble des personnels médicaux – médecins urgentistes ou chefs de service – interpelle le gouvernement pour exiger depuis plus d’un an un plan d’urgence pour l’hôpital public, ce dernier répond par une opération de business. Le rôle de la CDC est de mobiliser les fonds nécessaires pour sauver les hôpitaux publics et non de poursuivre les financements qui le tuent comme les partenariats publics/privés. L’État doit effacer totalement les dettes et engager sur les fonds propres notamment les travaux nécessaires pour les hôpitaux existants et rouvrir ceux qu’il a fermés. Ce n’est pas d’hôpitaux dits de campagne ou d’appoint dont la France a besoin ! Enfin, la revalorisation des traitements et des carrières des agents doit être immédiate. »
« Au contraire, la quasi-totalité des propositions avancées s’inscrivent dans une logique de continuité de la privatisation de l’hôpital et du secteur de la santé : soutien au PPP ; développement de secteur privé de recherche ; montage de fonds de partage et de dette avec des institutionnels privés, propositions saugrenues d’affrètement de navire-hôpital sur modèle des PPP pratiqués dans le remorquage, dette à gestion déléguée… tant de recettes éculées et hors sol, que l’on aurait plutôt attendues du service investissement corporate d’une banque commerciale. Triste. »
Conclusion de l'article :"Alors, pour ceux qui attendaient de voir, l’ébauche de plan de la CDC risque de les tétaniser. À croire que ce pouvoir n’a décidément rien appris du désastre en cours…"
Hypothèse difficile à prouver
"Les os construisent de l’os seulement si c’est nécessaire…et plus on les sollicite, plus ils ont besoin d’être solides."
"La réponse que les scientifiques donnent aujourd’hui est que les chats ronronnent en utilisant des vibrations particulièrement adaptées à la production d’os. Ainsi, ils peuvent rester dormir toute la journée tout en gardant des os solides grâce au ronronnement !"
"ils suggèrent que le seul moyen de conclure à la bioéquivalence des deux versions a été pour Merck de conduire un test de très grande taille – sur 204 individus – au lieu d’un test classique, généralement mené sur une vingtaine à une trentaine de volontaires. Un tel test aurait pourtant été beaucoup moins coûteux. Mais il aurait très probablement échoué à montrer la bioéquivalence recherchée. Le choix d’un échantillon plus large a en réalité conduit à masquer la variabilité de la réponse des patients aux deux versions du médicament."
"The hacker is heard playing the song "Tiptoe Through the Tulips" through the device's speakers, and when one of the daughters, who is eight years old, stops and asks who's there, the hacker says, "It's Santa. It's your best friend." "
although a higher level of protection for Ring accounts is available with two-factor authentication, some users are not deploying it, and Ring is not forcing its deployment either, despite a Ring camera potentially allowing a hacker to spy on sensitive conversations or locations.
"Customer trust is important to us and we take the security of our devices seriously. While we are still investigating this issue and are taking appropriate steps to protect our devices based on our investigation"