"Alors évidemment, avant la crise, j'ai été regarder les prix qui étaient pratiqués, c'était 10 fois moins : 95 centimes, c'est un maximum légal."
"Schumacher avait la puissance au sein de l’équipe quand je suis arrivé et c’était comme un grand frère. Cependant, c’était la même chose avec Alonso mais il a réussi à tourner cela à son avantage."
"Il pleuvait en Australie et nous étions troisième et quatrième. Fernando est resté derrière moi et l’équipe m’a demandé de le laisser passer. J’ai refusé car ça n’avait aucun sens, mais ça vous brise mentalement."
"J’ai beaucoup souffert en tant qu’équipier d’Alonso. Pas forcément parce que le travail n’était pas amusant, je m’entendais bien avec lui, mais parce qu’il parvenait à avoir tout le monde derrière lui dans l’équipe et tout allait en son sens."
Aurore Bergé [...] confirme dans son intervention calamiteuse que bien sûr il s’agit de protéger les maires (dont on sait qu’ils sont déjà juridiquement couverts)
mais c’est pour ajouter : « mais aussi toutes les personnes dépositaires d’une mission de service public ».
Mais quelle surprise ! Parce que qu’est-ce qu’une personne dépositaire d’une mission de service public ?
On va en citer quelques-unes, comme ça au hasard :
Édouard Philippe, Christophe Castaner, Laurent Nuñez Sibeth Ndiaye, Olivier Véran, Agnès Buzyn, Jérôme Salomon, les directeurs des ARS, etc. etc.
Sur la question des démarchages, M. Bonnefond dit aussi avoir été très sollicité : « J’ai reçu de nombreux fax, des mails, des propositions formidables sur le papier. » Le danger, selon lui, réside dans le fait que c’est un marché lucratif qui donne lieu « à de belles arnaques organisées ».
Il est difficile d’acheter des masques à des prix abordables et de contrôler l’homologation et la qualité des produits, estime Carine Wolf-Thal. Dans son officine située à Rouen, elle garde un souvenir amer d’une conversation téléphonique récente avec une entreprise française de masques alternatifs : « J’explique que les masques en tissu ne sont pas autorisés à la vente en pharmacie, mais le commercial insiste en affirmant que ce sera bientôt le cas puisqu’un décret allait être bientôt publié. C’est faux, la démarche était donc mensongère. »
Après Franprix, StreetPress a découvert que Monoprix fait aussi appel à des auto-entrepreneurs pour remplir les rayons. Une pratique douteuse qui indigne les salariés du secteur, qui chaque jour prennent des risques.
« On était quatre auto-entrepreneurs à travailler dans ce Monoprix (1) », rembobine Etienne (2). Le jeune homme de 20 ans a besoin d’argent. Alors qu’importe le job ou le contrat, quand il voit passer l’annoncer sur le site StaffMe, il postule. « Moi ça me faisait des sous », commente-t-il, laconique. Pendant une semaine, alors que la France vient d’être confinée, Etienne est envoyé en « première ligne ». Son job : remplir les rayons du supermarché. Horaires fixes, tâches imposées et rémunérations non-négociables, l’activité a tout d’un travail. Sauf le contrat.
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Sur son site, Staffme vante un service qui « vous libère des formalités administratives liées au contrat, à la facturation et au paiement » et « un tarif attractif ». / Crédits : DR
StaffMe met en relation de jeunes auto-entrepreneurs (c’est réservé aux moins de 30 ans) avec des entreprises susceptibles de faire appel à leurs services. Accueil, vente, manutention,… L’appli’ fournit des petites mains à moindre coût. Sur son site, elle vante un service qui « vous libère des formalités administratives liées au contrat, à la facturation et au paiement » et « un tarif attractif (…) à partir de 16,50 euros de l’heure ». Certaines annonces diffusées uniquement dans des espaces privés, que Streetpress a pu consulter, semblent même offrir une rémunération inférieure. Ainsi, il est proposé une « mission vente en boutique à Argenteuil (95100) du Lundi 16/03 au Samedi 21/03 mars pour 13,20 euros/h soit 462€ au total », suivie d’une émoticône billets qui volent… Une rémunération proche du Smic (une fois les charges et cotisations déduites). De bien belles promesses que nous aurions aimé évoquer avec les fondateurs de cette startup, mais nos appels et SMS sont restés sans réponse.
Casino et Leclerc s’y mettent aussi
La semaine dernière, StreetPress épinglait l’enseigne Franprix (3) pour des pratiques similaires. Le responsable d’un Biocoop raconte à StreetPress avoir lui aussi été démarché par une entreprise qui lui a « proposé des auto-entrepreneurs ». Une offre qu’a déclinée ce patron pour des raisons éthiques. Des principes dont ne s’embarrassent pas certains de ses concurrents. Selon une enquête très bien documentée du magazine Marianne, Casino (1) mais aussi Leclerc font également appel à des auto-entrepreneurs en cette période de crise.
À LIRE AUSSI : Franprix ne fera plus appel à des auto-entrepreneurs
Une pratique qui inquiète les salariés du secteur. « Ça va créer des précédents. Ils ont commencé par nous remplacer par des caisses automatiques. Maintenant, c’est des auto-entrepreneurs pour remplir les rayons. C’est quoi la suite du programme ? », s’étrangle Sophie (2) employée du groupe Casino en Seine-Saint-Denis (93). Et de conclure dans un soupir :
« Ils font des tweets pour nous dire merci. Ils peuvent : on prend les risques, eux, ils empochent. Faire appel à des auto-entrepreneurs maintenant, c’est vraiment immonde. »
À l’issue de sa prestation comme auto-entrepreneur, Etienne s’est vu offrir un CDD d’une semaine pour effectuer la même mission. Une bonne nouvelle pour lui, qui – cependant –, selon un juriste, démontrerait le caractère probablement illégal de la première mission. À l’issue de cette seconde semaine, le jeune homme ne s’est pas vu proposer de prolongation de son contrat. Quelques jours plus tard, dernier SMS d’Étienne :
« Bonjour, j’ai reçu mon salaire de la semaine [pour son CDD, ndlr], il est de 298,44€, il ne contient donc pas la prime offerte aux salariés. »
Il n’y a pas de petites économies…
(1) Monoprix et Franprix appartiennent au groupe Casino.
(2) Le prénom a été modifié.
(3) Au lendemain de la publication de notre article, Franprix prenait l’engagement de renoncer aux entrepreneurs.
Merci au lecteur qui nous a signalé l’info. Si comme lui, vous souhaitez nous alerter sur un sujet : redaction@streetpress.com ou sur nos réseaux sociaux : Instagram, Facebook, Twitter !
Flavio Briatore ne mâche pas ses mots quant à l'action du président de la FIA Max Mosley lors de la saison 1994 de Formule 1, avec une interférence qui aurait failli coûter le titre à Michael Schumacher.
Benetton abordait alors sa neuvième campagne dans la catégorie reine du sport automobile après le rachat de Toleman et progressait lentement mais sûrement dans la hiérarchie : l'équipe multipliait les podiums au fil des années, notamment avec le prometteur jeune loup qu'était Michael Schumacher à partir de fin 1991.
Schumacher a justement lancé sa saison 1994 de manière idéale avec six victoires et une deuxième place, si bien qu'après le Grand Prix de France, il comptait déjà 37 points d'avance sur son dauphin Damon Hill, à une époque où la victoire valait dix unités. À la surprise de Flavio Briatore, qui raconte dans le podcast Beyond The Grid lui avoir précédemment dit : "Michael, Senna est quintuple (sic) Champion du monde, et toi, tu viens d'arriver, tu es rookie. Viser le titre mondial est l'idée la plus stupide que tu puisses avoir."
Bernie Ecclestone, directeur général du Formula One Group, et Max Mosley, président de la FIA, ont aussi été étonnés – et semble-t-il frustrés – par le succès de Schumacher et Benetton. "Pour Bernie et pour Max, que Benetton gagne était un désastre, car c'était un fabricant de vêtements", souligne Briatore, directeur de l'écurie de 1990 à 1997 notamment. "Nous avons commencé à nous battre pour le championnat en 1994, et nous avons eu tellement de succès qu'on nous a exclus pendant quatre ou cinq courses (sic), pour rendre les courses plus intéressantes."
Damon Hill, Williams FW16, devant Michael Schumacher, Benetton B194
Schumacher a reçu un stop-and-go à Silverstone pour avoir dépassé le poleman Damon Hill dans le tour de formation, pénalité transformée en drapeau noir lorsqu'il a refusé de la purger, mais le pilote Benetton a fini la course malgré tout, ce qui lui a effectivement valu d'être disqualifié de la deuxième place et exclu de deux autres Grands Prix, en Italie et au Portugal. Il a également perdu sa victoire à Spa-Francorchamps en raison d'une usure excessive du patin. Ainsi, à trois épreuves du terme de la saison, Hill était revenu à un petit point du leader.
"À Silverstone, seul Max [Mosley] a su que Schumi avait doublé Damon Hill dans le tour de formation. Personne ne le savait. Nous avons pris le départ, et ainsi a commencé la campagne contre nous. Nous avons eu une exclusion de trois courses", insiste Briatore, qui rappelle toutefois que malgré les soupçons d'Ayrton Senna et d'autres sur la légalité de la B194, "nous n'avons jamais été sanctionnés pour le contrôle de traction. On en a beaucoup parlé, la presse nous a chié dessus, mais personne n'a pu prouver que nous l'utilisions."
Lire aussi :
Les victoires d'Ayrton Senna en F1
"Max interférait beaucoup en F1, ce n'était pas Jean Todt [actuel président de la FIA, ndlr]. Il interférait avec les pilotes, avec tout le monde. Il était vraiment un directeur de course. [À Spa], tout le monde sait que [Schumacher] a abîmé le patin sur un vibreur. Et nous avons été disqualifiés à cause de ça."
"Max était très vindicatif, très intelligent. Il était un bon président de la fédération, parce qu'il a répondu présent au moment du conflit avec toutes les équipes. Il était bon à 80%, mais les 20% restants étaient si mauvais qu'ils annulaient le reste. C'était difficile d'avoir une conversation civilisée avec lui, car il avait toujours raison."
Michael Schumacher, Benetton B194 Ford
Au moment d'aborder la dernière course de la saison, Schumacher conservait un point d'avance sur Hill, mais le contexte était clairement inhabituel. "Nous avons passé une semaine à Adélaïde sans jamais parler de la course mais de tout le reste", relate Briatore. "Il fallait que Michael gagne, car il était le meilleur pilote et avait la meilleure voiture. Tout le monde a tenté de nous faire perdre le championnat, mais si l'on triche, les gens le savent. Ross [Brawn], Pat [Symonds], Rory [Byrne], quand nous parlions du contrôle de traction – j'ai demandé, car moi-même je ne savais pas si nous avions quelque chose – Charlie [Whiting, délégué technique de la FIA] donnait son avis, mais Max [Mosley] l'outrepassait. C'était une sorte de persécution."
Quoi qu'il en soit, Schumacher était bien parti pour triompher puisqu'il menait avec deux secondes d'avance sur Hill lorsqu'il a percuté le mur au 36e tour. Le pilote Williams n'a pas vu l'erreur de son rival, l'apercevant simplement revenir en piste devant lui, et a plongé à l'intérieur au virage suivant ; Schumacher a fermé la porte, l'accrochage provoquant l'abandon des deux hommes et le titre du pilote Benetton.
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13 novembre 1994 : un premier sacre polémique pour Schumacher
"Ce n'est pas Michael qui a gagné la course, il a eu un accident ; c'est Damon Hill qui a perdu la course", analyse Briatore. "Je n'étais pas déçu pour Michael, j'étais déçu pour Damon." S'il reconnaît que le coup de volant de Schumacher sur Jacques Villeneuve trois ans plus tard était "une erreur parfaitement inutile", l'Italien va jusqu'à affirmer que Hill "savait que Michael avait eu l'accident", et que s'il ne le savait pas, il pouvait régler le problème "avec la radio – il fallait attendre avant de doubler".
"Michael a fait tout ce qu'il avait à faire", poursuit-il. "S'il avait été trop loin, ils l'auraient pénalisé. Vous voyez, à Adélaïde, peut-être que Michael aurait mérité une sanction, mais Max [Mosley] ne pouvait pas le punir à nouveau après nous avoir persécutés !"
Relancer cinnamon en ligne de commande
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Ça ne justifie pas les bavures bien entendu
"est intervenue sur demande des habitants, excédés par le tapage nocturne provoqué par un moto-cross. Les collègues s’y sont rendus sans grande conviction, en sachant qu’il serait de toute manière très difficile de mettre un terme aux nuisances sonores. Lorsque le conducteur de la moto, qui roulait sans casque et était déjà connu des services de police, a croisé leur route, ils étaient arrêtés au feu rouge et le policier qui se trouvait sur le siège passager est descendu côté trottoir, mais la moto a voulu forcer le passage du feu rouge en doublant le véhicule par la droite."
- beaucoup de personnes ne savent pas forcément activer le Bluetooth et certaines refusent de le maintenir activé en permanence pour des raisons pratiques (batterie) ou pour se protéger d’usages malveillants
- à certains endroits très densément peuplés (certains quartiers, grandes surfaces, grandes entreprises) on assisterait à une explosion des faux positifs, ce qui rendrait l’application inutile ;
- le champ de détection du Bluetooth semble beaucoup trop varier d’un appareil à un autre et sa précision n’est pas forcément suffisante pour offrir des résultats fiables3.
- solutionnisme technologique : l’application renforce la croyance aveugle dans la technologie et la surveillance comme principales réponses aux crises sanitaires, écologiques ou économiques, alors qu’elles détournent au contraire l’attention des solutions : recherche scientifique, financement du service public…
Sur la vidéo postée par l'Elysée sur Twitter peu avant 13 heures, les soignants du CHU Bicêtre au Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne) applaudissent à bras déployés. De concert avec Emmanuel Macron venu ce jeudi faire une « visite surprise » aux équipes hospitalo-universitaires engagées dans la recherche clinique contre le Covid-19.
Une belle image pour la communication gouvernementale qui mérite d'être replacée dans son contexte tandis que les équipes soignantes de tout le pays dénoncent le sort que le gouvernement actuel comme les précédents ont réservé à l' hôpital public en crise budgétaire.
Le président pris à partie
Ce que l'on ne voit pas sur la séquence diffusée, c'est l'invective d'une soignante. Syndiquée CGT, c'est elle qui enjoint ses collègues à applaudir tous les soignants engagés sur le front de la lutte contre le coronavirus après avoir pris à partie le président de la République. « C'est dommage que personne n'ait eu l'idée de filmer l'intégralité de l'intervention, on a été pris au dépourvu, nous ne savions pas qu'il serait là, et il faut dire que l'on a autre chose à penser et à faire en ce moment », ironise un aide-soignant.
Depuis le CHU Bicêtre, soutien à nos héros en blouses blanches. pic.twitter.com/uQaeMecfvf
— Élysée (@Elysee) April 9, 2020
« Ce n'est surtout pas Macron que nous avons applaudi à son invitation. Cette collègue a pris la parole de manière viscérale pour parler des conditions de travail des soignants et des problèmes que nous rencontrons. Elle a dit au président que ça faisait longtemps qu'on l'interpellait, que nous étions en grève depuis des mois et qu'il n'avait jamais répondu présent. Qu'il était dommage qu'il faille des milliers de morts pour qu'il se préoccupe de la santé », raconte Isabelle Bernard, infirmière anesthésiste et secrétaire de la section CGT du CHU de Bicêtre.
« Nos conditions de travail sont horribles et ça ne date pas de l'épidémie »
Un peu plus tôt, c'est elle qui avait « alpagué » Emmanuel Macron : « Nos conditions de travail sont horribles et ça ne date pas de l'épidémie. Au départ nous n'avions même pas de masques, aujourd'hui nous n'avons plus de surblouse. À chaque fois que l'on a ouvert des unités Covid, nous avons été obligés de réinventer la façon de faire, comment se protéger, comment prendre en charge, rien n'a été coordonné. Nous sommes des travailleurs pauvres, et de plus en plus depuis que Macron est là! », poursuit la représentante syndicale.
Depuis la fin mars, les unités de réanimation du CHU de Bicêtre accueillent entre 85 et 91 malades atteints du Covid-19. Auxquels il faut ajouter plus de 210 malades, selon les chiffres de ce mercredi. Et selon la CGT de l'hôpital, 144 soignants sont malades et détectés positifs au Covid-19.
« Il y a un avant, un pendant et il y aura un après cette épidémie. Il ne faudra pas oublier que l'hôpital public est en souffrance. On nous fait de grandes félicitations, de grands applaudissements tous les soirs à 20 heures, mais il ne faudrait pas que le gouvernement une fois la crise passée oublie d'ouvrir les vannes du matériel et du personnel », abonde Olivier Bruley, aide-soignant aux urgences de Bicêtre et délégué FO.
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