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"les 240.000 cadres supérieurs concernés ont versé 3,6 milliards d'euros de cotisations dans cette tranche de revenus en 2018. De plus, l'Agirc-Arrco n'a eu à décaisser « que » 3 milliards pour les pensions dans cette tranche, qui s'avère donc « profitable » pour le régime complémentaire."
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Argument ad populum: raisonnement fallacieux consistant à s'appuyer sur le fait qu'une opinion serait largement répandue pour la considérer comme vrai
Lire le rapport utilisé par le gouvernement qui a été fait par le "conseil d'orientation des retraites" de novembre 2019 et qui n'est pas aussi tranché que le gouvernement veut bien nous le faire croire -
Concept opérationnels: concept creux, non défini, incapable de décrire et de penser la réalité sociale
Nous voulons tous un système de retraite plus "juste" mais nous ne sommes pas d'accord sur le mot "juste" car il ne définit rien.
Le gouvernement veux mettre tout le monde d'accord tout en ne disant rien, c'est la caractéristique de la langue de bois
Est-ce qu'un responsable politique pourrait revendiquer un système injuste ? Bien sûr que non, alors le termes juste ne veut plus rien dire
Source: https://twitter.com/clemovitch/status/1217484896744148992 -
Occulation des lignes rouges: désigne les points de rupture au sein d'une négociation
To continue
Source: https://twitter.com/clemovitch/status/1217484898124148736
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Psychologisation du débat politique et épouvantail: raisonnement fallacieux consistant à exagérer, altérer la position d'un adversaire, afin de pouvoir la réfuter facilement.
Si tu dis "J'irais jusqu'au bout quoi qu'il en coûte", tu passes pour un franc tireur
Si tu dis "Je ne ferais pas comme tout ceux qui ont abandonnés", tu passes pour un héro
Comment faire quand tu n'as pas de contre modèle, c'est simple tu l'invente comme le fait Macron en disant que les précédents président ont annoncé arrêté les réforme lors de la 3ème année
Autre argument de Macron "Si on refuse sa réforme, c'est uniquement pour des raisons émotionnels", C'est de la psychologisation du débat politique
Source: https://twitter.com/clemovitch/status/1217484899587960833 -
Heuristique de l'effortt: les individus tendent à accorder davantage de valeur à ce qu'ils ont eu du mal à obtenir
Faire retirer provisoirement l'âge pivot qui était déjà temporaire et non l'âge pivot principal, c'est une concession mineur mais il a fallu 1 mois de grève pour l'obtenir
"le gouvernement espère obtenir une concession importante, l'arrêt de la grève, en échange d'une concession mineur: le retrait provisoire, il peut revenir, de l'âge pivot transitoire, en fait il est encore là"
Source: https://twitter.com/clemovitch/status/1217484901194379264 -
Argument ad hominem: consiste à mettre en évidence une contradiction au sein de la position adverse
"Il faut savoir terminé une grève dès que la satisfaction a été obtenu [...] la victoire sur les plus essentielles revendications" de Maurice Thorèze en 1936 après 1 mois de grève où les français ont obtenu les congés payés, la semaine de 40h et l'augmentation des salaires.
Les grévistes n'ont pas obtenu les revendications les plus essentiels et le gouvernement invente une contradiction qui n'existe pas
"#LindaKebbab admet que les #BlackBlocs pourraient être arrétés mais que les ordres ne sont pas donnés en ce sens !
Vous l'aviez déjà oublié. Nous aussi. C'est le fait de lire ce jeudi matin qu'en Suisse, "la gauche brandit la menace du référendum" pour s'opposer à une loi sur le renseignement, qui nous a rappelé l'existence du site internet ouvert début janvier par le gouvernement français, pour mettre en place l'insultant référendum d'initiative partagé, qui aurait dû s'appeler le référendum d'initiative verrouillée.
Ca nous a surtout rappelé ce que devait être une démocratie, qui en France en a surtout le nom mais pas les institutions (on rappellera s'il en est besoin que la démocratie n'est pas réductible à l'élection, voire que cette dernière peut être anti-démocratique).
Six mois après son lancement que tout le monde a déjà oublié, le site internet du référendum d'initiative partagée (RIP), qui a coûté plus de 365 000 d'euros à concevoir ( !), reste une coquille vide. Il y a toujours zéro proposition de loi référendaire déposée, ce qui n'est guère surprenant, puisque tout l'objet du RIP était d'enterrer le risque (menace ultime en démocratie) que le peuple ne soit amené à s'exprimer sur des questions qu'il juge importantes :
On rappellera que le RIP, qui a été imaginé pour éviter un véritable "référendum d'initiative populaire", ne peut être amorcé que si au moins 185 députés et sénateurs déposent une proposition de loi référendaire sur le site internet prévu à cet effet. Lorsqu'un texte est ainsi publié, les personnes inscrites sur les listes électorales ont 9 mois pour venir la signer. S'ils sont au moins 10 % à soutenir la proposition, ce qu'ils doivent faire publiquement en voyant leur nom et leur commune affichée sur le site (peu importe la confidentialité des opinions, c'est juste un droit de l'homme), le Parlement doit alors l'examiner dans les 6 mois qui suivent, c'est-à-dire un an et demi après le dépôt de la demande initiale. Et c'est seulement si le Parlement n'a pas rejeté la proposition ou ne l'a pas examinée que le référendum doit être organisé.
L'Etat avait prévu 1,8 millions d'euros de budget de fonctionnement annuel, pour traiter trois propositions de référendums par an. Nous en sommes à la moitié de l'année, et toujours aucune proposition n'a été déposée. Faisons ici le pari qu'il n'y en aura toujours aucune en fin d'année.
"On utilise la convocation pour sonder les opinions de chaque personne, pour faire des listes, un espèce de fichage des opinions politiques." L'avocate de Christophe Dettinger, Maitre Laurence Léger, dénonce un acharnement judiciaire qui vise désormais les soutiens de Christophe Dettinger qui ont contribué à sa cagnotte Leetchi.
"Dans la hotte de Manu, 450 "super flash-balls" et 1280 LBD 40
Les forces de répression ont été gâtées par père Emmanuel. En effet dans sa hotte, il n'y a pas eu que l'augmentation de salaire de 150 euros : on y trouve de nouveaux jouets pour satisfaire les caprices des bras armés du gouvernement."
"Vers 18 h 30, alors que les forces de police peinent à ramener le calme dans le centre-ville, à l’issue de l’acte IV du mouvement des « gilets jaunes ». En fin d’après-midi, des barricades sont dressées, et sur la Canebière, quelques boutiques pillées. Maria est sortie de son travail une heure plus tôt, elle rentre chez elle lorsqu’un tir de lanceur de balles de défense l’atteint à la cuisse."
"Filmée par des riverains, la vidéo montre des policiers frapper un corps à terre. On distingue des CRS en tenue de maintien de l’ordre et des fonctionnaires en jean et blouson, casqués ou le bas du visage couvert d’un foulard, mais porteurs d’un brassard de la police. Une pluie de coups de pied et de matraque s’abat sur la silhouette allongée au sol, éclairée par les lumières orangées de la rue Saint-Ferréol à Marseille, à deux pas de la Canebière. Puis la douzaine de policiers quittent les lieux sans précipitation, devancés par quelques passants qui détalent."
"Dans leurs certificats médicaux, les médecins décrivent un scalp d’une partie du cuir chevelu et un hématome sous-dural. « Je ne dors plus, je ne mange pas, j’ai des migraines, des envies de vomir, je n’ai plus envie de rien », témoigne Maria auprès du Monde, jeudi 2 mai, à la sortie de quatre heures d’audition par les enquêteurs de l’IGPN."
Des gilets ont attaqués un hôpital ?
En fait, non, ils fuyaient, un vigile a ouvert le portail et ils ont tenté continuer leur fuite dans le batiment de la réa, vidéo et témoignage à l'appuie:
https://www.youtube.com/watch?v=V8eskWniFT8&feature=youtu.be&t=215
à 2:16:00, on voit les lacrymo être envoyé sur le fouquet et démarrer le feu après
à 2:19:00, un gilet jaune envoie une torche à côté de la lacrymo
Le prévenu, 37 ans, a pu être innocenté grâce au visionnage d’une vidéo réclamé par son avocate dans le cadre d’un supplément d’information.
Pendant les trois à quatre minutes qui précèdent son interpellation, il ne jette aucun projectile, alors que les forces de l’ordre affirmaient avoir lancé l’assaut juste après avoir reçu un palet métallique…
Le palet en question avait par ailleurs été glissé à l’intérieur de son sac à dos, où se trouvaient des protège-tibias, des gants et du sérum physiologique.
Je vais reprendre le leitmotiv d'une BD culte : Who watch for watchmen ? Qui nous protège de nos gardiens ?
Le plus fort, c'est que le type sera tout de même vraisemblablement condamné pour "rébellion". Et qu'à aucun moment, on ne parle d'éventuelles poursuites contre les fonctionnaires de police pour dénonciation calomnieuse et faux témoignage. Elle est pas belle la vie ?
L’échange entre Laurent Martel, actuel conseiller fiscalité de Macron, et Alexis Kohler, secrétaire général de l’Elysée, est authentique. Mais l’objectif de la taxe carbone (financer la baisse des prélèvements pour les entreprises) était connu... dès sa création en 2014.
Question posée par Laura le 25/12/2018
Bonjour,
Vous êtes plusieurs à nous solliciter concernant un tweet de l’avocat Juan Branco, ancien candidat de la France insoumise aux dernières législatives et proche de Julien Assange. Celui-ci avance que «dès le début, la taxe carbone a été conçue pour compenser l’allégement des cotisations patronales», et présente cette information comme une «exclu», que les gilets jaunes auraient en fait «intuitivement deviné». Un tweet repris dans la foulée par le compte officiel de Wikileaks.
[EXCLU] Dès le début, la taxe carbone a été conçue pour compenser l’allégement des cotisations patronales. L’entourloupe que les gilets jaunes ont intuitivement deviné était accessible à tous sur les Macronleaks. Personne n’a relevé. https://t.co/uAkDD2bUfi
— Juan Branco ✊️ (@anatolium) 24 décembre 2018
La source de son «exclu» que «personne n’a relevée» ? Les Macronleaks, cet ensemble de 15 gigaoctets de courriels et autres documents privés, issus du piratage des boîtes mails de plusieurs responsables de la campagne d’En Marche et diffusés à deux jours du second tour de la présidentielle française de 2017. Des documents qui révélaient notamment comment le mouvement En Marche s’était financé grâce aux dons des réseaux bancaires ou des patrons de start-up, comme le racontait alors Libération.
Juan Branco vise un échange en particulier, contenu dans ces Macronleaks : deux cadres de la campagne, Laurent Martel et Alexis Kohler, qui deviendront respectivement conseiller fiscalité du président Macron et secrétaire général de l’Elysée, échangent par mail à propos d’une note sur la fiscalité écologique, en novembre 2016.
Ils y évoquent la «convergence», entamée timidement par la majorité précédente, de la fiscalité de l’essence et du gasoil, via une augmentation du prix de ce dernier. Et intégrée dans la TICPE (taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques). «Le rendement serait de 1,4 milliard d’euros (par an) pour une hausse de 17 centimes du prix au litre du diesel à horizon de 5 ans», calcule Kohler, soit «un poil moins de 7 milliards d’euros» sur le quinquennat à venir selon Martel.
Pour justifier cette augmentation, Martel a la solution : «On pourra toujours raconter une histoire : alignement sur la moyenne européenne de l’écart essence/diesel, division par deux de l’écart, convergence complète mais très progressive…» Quelques jours plus tard, il émet quelques doutes sur l’opportunité d’une trop forte augmentation du prix du carburant : «Si l’on n’osait pas cette convergence complète, ce qui pourrait parfaitement se comprendre, voire serait raisonnable, dans un contexte où le prix des carburants sera déjà tiré à la hausse par la montée de la composante carbone, dans les proportions indiquées par la note, on pourrait se contenter d’une convergence partielle.» Il conclut toutefois : «Mais d’autres histoires peuvent se raconter, bien sûr, pour justifier une convergence partielle gazole/essence qui rapporterait ce que l’on cherche.»
Ce que l’on cherche ? Les deux responsables d’En Marche s’interrogent en fait sur l’affectation de la recette : «La question est ouverte de savoir si l’on affectera intégralement le rendement de la fiscalité écologique au financement des exonérations sociales ou s’il faut en réserver une partie […] à une compensation "ménages".» En d’autres termes, il s’agit bien de financer «une baisse de cotisations patronales par une hausse de la fiscalité diesel», comme le résume Kohler à la fin de l’échange.
Par un raisonnement qu’il qualifie lui-même de «tiré par les cheveux», Martel défend la mesure en expliquant que si elle «pèsera pour 50%» sur les 60% les moins aisés de la population, elle financera une mesure qui leur «bénéficiera intégralement». Pour parvenir à cette conclusion, il faut considérer «que la baisse des cotisations patronales bénéficiera à l’emploi ou aux salaires», concède Kohler.
MacronLeaks : le vrai du faux
Vous nous interrogez tout d’abord sur l’authenticité de ces échanges. Comme CheckNews a pu le vérifier, le mail cité par Juan Branco figure bien dans les mails contenus dans l’archive de 15go des MacronLeaks. La signature DKIM de ces mails permet par ailleurs de confirmer qu’ils ont bien été émis par les adresses mails de Laurent Martel et Alexis Kohler. Enfin, Libération avait pu recouper les informations contenues dans les MacronLeaks en mai 2017, permettant de confirmer l'authenticité des nombreux mails étudiés, sans en trouver un seul de faux dans l’archive contenant les documents piratés. Ce qui n’avait pas empêché de nombreux faux documents, qui ne sont pas dans l’archive, de circuler en parallèle aux vrais (et En Marche d’en profiter pour faire passer de vrais documents pour des faux, comme en témoignait un cadre du parti).
Vous nous posez ensuite des questions sur le fond de l’affaire et son traitement médiatique. Juan Branco lui-même s’offusque par exemple de l’absence de relai médiatique de ses «révélations» : «Des faits avérés, des sources béton, la révélation d’un mensonge d’État à l’origine d’une révolte majeure qui a fait trembler tout un pays, mourir dix personnes et blesser des centaines, explosé un régime, et 24 heures après, pas une reprise dans les médias. Continuez comme ça les gars», fustige ainsi l’avocat… qui ne doit pas beaucoup lire CheckNews.
Nous avons ainsi évoqué à plusieurs reprises le financement des allègements de prélèvements obligatoires des entreprises par la fiscalité écologique. Dans un article du 28 novembre (et dans un autre du 13 novembre), nous expliquions qu'«une partie de la TICPE, la part carbone, avait pour objectif, dès sa création en 2014, de financer une partie du CICE naissant (crédit d'impôt compétitivité emploi). Appelée "contribution climat énergie", elle ne va cesser d’augmenter juqu’en 2030, et est à l’origine, entre autres, de la colère des gilets jaunes».
Une information publique depuis 2014
Plus largement, nous écrivions que la quasi-totalité de la hausse de la fiscalité écologique en 2019 irait abonder le budget général de l’Etat, plutôt que de financer la transition énergétique. Comme le rappelait d’ailleurs le rapporteur de la commission des Finances du Sénat, le 7 novembre dernier : «Cette fiscalité dite écologique a essentiellement, disons-le, un objectif de rendement. Interrogée ici même à trois ou quatre reprises sur la part des 37,7 milliards d’euros de TICPE qui sera nouvellement affectée à la transition énergétique, Mme Wargon [secrétaire d’Etat à l’écologie, ndlr] n’a pas su nous citer d’autres mesures que celles qui existent déjà… […] Le surplus, qui passe de 13,3 à 17 milliards d’euros, ira intégralement au budget général de l’État. Notre commission n’est pas forcément favorable à la fiscalité affectée, mais il n’est pas honnête de dire que la TICPE aidera les Français en matière de conversion énergétique.»
En réalité, l’information selon laquelle la convergence essence-diesel ou la contribution climat énergie (CCE), dite taxe carbone, servent à financer la baisse des prélèvements obligatoires des entreprises… est publique depuis la création de la taxe carbone il y a quatre ans.
C’était même une demande figurant noir sur blanc dans la lettre de mission de juillet 2013 du ministre de l’Économie (Pierre Moscovici) et de la ministre de l’environnement (Delphine Batho), à l’attention de Christian de Perthuis, président du comité pour la fiscalité écologique (CFE) chargé de mettre en place cette taxe carbone. Et évidemment rendue publique. Un choix totalement assumé par la majorité de l’époque, et repris par l’actuelle.
Plus récemment, un rapport de septembre 2017 de l'économiste Marianne Ollivier-Trigalo, consacré à la taxe carbone, expliquait que la plupart des membres du comité pour une fiscalité écologique (CFE), comme son secrétaire général, dénonçaient cette demande du gouvernement de financer le CICE par la fiscalité environnementale (extrait ci-dessous).
Parmi les membres de cette instance: les associations environnementales les plus connues ou encore l’ensemble des syndicats. Difficile de faire moins confidentiel.