Daily Shaarli
April 24, 2019
"« Après cinq ans comme employée très performante au marketing de YouTube (et près de douze chez Google), deux mois après le Google Walkout, on m’a dit que je serais rétrogradée (…) et qu’un projet qui avait été approuvé n’était plus d’actualité », raconte ainsi Claire Stapleton. Whittaker a aussi, de son côté, subi des sanctions de la part de Google, qui lui a expliqué que ses responsabilités allaient « changer énormément ». Une annonce qui a eu lieu juste après la dissolution du nouveau conseil d’éthique sur l’intelligence artificielle de l’entreprise à la suite du rejet par près de 2000 employés d’une représentante réactionnaire et ouvertement « anti-LGBTQ et anti-immigrants »."
Les USA ne veulent pas que les femmes enceintes après un viol puissent avorter
"Ce passage figure déjà dans une résolution de 2013. Mais les Etats-Unis ne veulent plus du passage évoquant la « santé sexuelle et procréative »."
"En poste à l’ambassade de France au Bénin, chargée de l’attribution de bourses d’études, de stage, des missions, des invitations et de l’organisation d’examens, Françoise Nicolas a dénoncé à partir de septembre 2009 un détournement du budget dont elle avait la charge, un véritable « système de créations de dépenses fictives ». Jugée trop indiscrète sur un fonctionnement obscur bien rôdé, elle est rapidement harcelée moralement, mise au placard, menacée. Sans parler du climat ouvertement raciste qui règne dans les locaux de l’ambassade et qu’elle s’acharne à dénoncer également
Tout s’accélère le 14 janvier 2010 lorsque sa collègue de bureau l’agresse avec un cintre cassé, tente de lui crever les yeux, l’étrangle, avant qu’un agent d’entretien vienne la maîtriser. Une scène traumatisante que Françoise Nicolas a de bonnes raisons de soupçonner être une agression commanditée.
Malgré les preuves accumulées, les témoins, le certificat médical dont elle dispose, il n’y aura pas de suite à cette affaire. Pire, Françoise Nicolas sera accusée d’avoir elle-même été l’agresseuse et sera renvoyée en France, écartée de fait de l’ambassade."
Les USA ne veulent pas que les victimes avortent et imposent leurs idéologies
"À l’origine de cette querelle diplomatique, un projet de texte allemand qui voulait établir un groupe de travail formel, mettre en place un «mécanisme» pour aider à faire traduire les coupables en justice et développer la protection des victimes en leur reconnaissant des droits en matière de droits sexuels et reproductifs. Selon des diplomates, l’opposition de l’administration conservatrice de Donald Trump a été déterminante pour empêcher un consensus à ce sujet. Depuis plus d’une semaine, Washington s’est efforcé de gommer dans le texte les mentions relatives aux femmes tombant enceintes après un viol, afin de ne pas favoriser les avortements. «Le texte a été réduit à sa portion congrue et il n’y a plus grand-chose», déplore un diplomate. «Les Américains ont pris en otage une négociation à partir de leur idéologie, c’est scandaleux», abonde un autre diplomate."